Pfff!

Pfff...

Plus de mots, trop de maux, la vie à vau-l'eau;

Plus de larmes, tant de drames, un immense vacarme.

Berceaux en caveaux, prière en noir tombeau;

Psaumes en sombres charmes, versets versés en armes...

Des hommes en gueux, des gueux en dieux, des dieux en diables,

Des diables en chair, des chairs en sang, du sang pour préalable -

Et tout est flou.

Flou, fou -tout!

Mais l'enfant regarde tourner le monde...

Flous, fous -nous!

Mais l'enfant dans sa main fait danser le monde...

Flous les mots,

Fous les hommes -

Nous à l'immonde.

Flou aux mots,

Fous des maux -

Tout à la rage fronde.

Flou, fous -tout!

Et l'enfant lance-balance la boule ronde...

Flous, fou -nous?

Et l'enfant d'un rire-lyre réinvente le monde...

Flous les mots d'où qu'ils viennent,

Fou l'écrit qui pousse à la haine -

Nous au sang blanc des hyènes!

Flou aux mots doux à morte-peine,

Fous les cris que poussent tant de déveines -

Tout aux faux-semblants de nouvelles chaînes...

Flou, flou, flou;

Et l'enfant tremble au hoquet d'une onde...

Fou, fou, fou;

Et l'enfant s'accroche au bleu d'eau d'une mappemonde!

Nous, nous, nous;

Et l'enfant meurt au vomi de quelques bêtes immondes!

Pffff...

Plus de mots, trop de maux, la vie à vau-l'eau;

Plus de larmes, tant de drames, un immense vacarme.

Berceaux en caveaux, prière en noir tombeau;

Psaumes en sombres charmes, versets versés en armes...

Des hommes en gueux, des gueux en dieux, des dieux en diables,

Des diables en chair, des chairs en sang, du sang pour préalable -

Et tout est flou:

Pfff!

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